La chirurgie orthognatique

Le traitement orthodontique conventionnel corrige les anomalies de position des dents, pour créer un beau sourire, mais principalement pour obtenir une occlusion dentaire fonctionnelle (mastication, phonation, déglutition, respiration, prévention de l’usure et du déchaussement dentaire). Les anomalies dentaires modérées peuvent être corrigées par un traitement orthodontique.

En revanche, la croissance du massif facial peut se faire de manière anormale et ainsi entraîner un décalage important des mâchoires. Ces anomalies d’origine osseuse doivent donc être corrigées chirurgicalement. La chirurgie “orthognatique” (“ortho” = droit, “gnathos” = mâchoire) a pour objectif de redonner aux dents une position et une fonctionnalité adéquate, mais permet aussi de rééquilibrer l’harmonie du visage.

Chirurgie d’avancée mandibulaire

Chirurgie d’avancée maxillaire


Chirurgie maxillo-mandibulaire

Chirurgie pour correction de béance antérieure


Impaction Maxillaire Sourire Gingival

 

La chirurgie orthognatique est aussi indiquée chez le patient présentant des apnées du sommeil. Elle permet de libérer les voies aériennes supérieures, en repositionnant les muscles du plancher buccal et de la langue.

 

Chirurgie pour apnée du sommeil

Cette chirurgie du squelette facial peut, par diverses interventions, modifier la position de l’ensemble des dents du haut (mâchoire supérieure = maxillaire ) ou du bas (mâchoire inférieure = mandibule) dans les 3 plans de l’espace.

Cette modification anatomique entraîne, outre le repositionnement des dents, un changement de la morphologie du visage (les tissus mous s’y attachant), qui doit être pris en compte lors de la planification du type d’opération. Si le résultat du repositionnement dentaire est visible instantanément après l’intervention, le résultat morphologique et esthétique n’est quant à lui évaluable qu’au bout de 2 à 3 mois après la fonte de l’oedème facial.

L’indication chirurgicale peut être posée précocement, mais la chirurgie orthognatique n’intervient qu’en fin de croissance, vers 16 ou 17 ans chez les filles, 18 ans chez les garçons afin d’éviter les risques de récidive liés à une croissance mandibulaire tardive défavorable, surtout chez les patients prognathes et asymétriques.

Aucune cicatrice cutanée n’est visible pour ce type d’intervention car l’incision est pratiquée dans la bouche. Les plaques métalliques servant à maintenir l’os ne sont ni visibles ni palpables. Elles peuvent demeurer à vie ou être retirées si le patient le désire.

L’opération est pratiquée sous anesthésie générale après consultation anesthésique préopératoire.

Le plus souvent, en fin d’intervention les mâchoires ne sont pas bloquées. Le lendemain de l’intervention des élastiques sont placés pour guider et stabiliser les mâchoires selon la nouvelle occlusion le temps de la cicatrisation osseuse (2 mois).

De nos jours, l’amélioration des techniques chirurgicales associées à une orthodontie moderne en technique visible ou invisible et l’optimisation de la chronologie orthodontie-chirurgie (protocole sans orthodontie, chirurgie dès le début du traitement…), permet une durée de traitement raccourcie, une prise en charge rapide, plus efficace, plus stable, plus confortable et à moindre coût pour les patients enfants, adolescents ou adultes.

L’amélioration rapide des anomalies dentaires et esthétiques, visible par le patient dès le début du traitement, contribue à le conforter dans sa prise de décision, et peuvent susciter assez facilement, sa satisfaction et donc son entière participation.

 

 

 

dernière mise à jour : 05.11.2016